Absentéisme, risques psychosociaux, problèmes et solutions
Depuis plusieurs années chercheurs et études se penchent sur le phénomène de l'absentéisme en France pour en prendre la mesure et mieux en comprendre les mécanismes. Nous savons donc que le phénomène augmente, qu'il coute cher humainement et financièrement, à la collectivité, aux individus, et que absence et absence de motivation sont liées .: * En 2006, la France a enregistré le taux d’absentéisme au travail le plus élevé d’Europe : 4,5 %. La moyenne européenne se situant à 4 %. (source : Cabinet PWC). * En 2008 le montant des indemnités journalières versées par la CNAM( régime général) a augmenté de 5,8 % après 3 ans stables ou en baisse. (source : CNAM). * Entre 2007 et 2009 le taux d’absentéisme en France aurait grimpé de 3,69 à 4,85 % ( soit 17,8 jours d’absence en moyenne par salarié ) ( source: Alma consulting group ) Les chiffres de cette étude indiquent également des disparités régionales ou sectorielles. La région méditéranéenne serait le mauvais élève, .... Dans les entreprises interrogées, le coût de 1 % d 'absentéisme varie de 1 % à 4 % de masse salariale. Les action menées: la contre-visite médicale est en tête, elle est pourtant jugée comme une des moins efficaces pour réduire l'absentéisme ..... * En février 2010, le rapport Bien être et efficacité au travail a été remis au premier ministre . Au delà des constats, ce document de quelques pages, donne des solutions, des pistes de réflexion et surtout d'action. Il confirme que la santé au travail est un sujet central, transversal et local, dont chacun dans l’entreprise est partie prenante. Il formule 10 propositions, parmi lesquelles : "..http://www.emv2.eu/La santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise pas.http://www.emv2.eu/ Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail..http://www.emv2.eu/Préparer et former les managers au rôle de manager.http://www.emv2.eu/Ne pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus... /Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements..http://www.emv2.eu/ Ne pas laisser le salarié seul face à ses problèmes..." (http://www.travail- solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/02_17_Rapport_-Bien-etre_et_efficacite_au_travail-.pdf ) Tout comme l'exprime ce rapport, chez EMV2, notre conviction étayée notre expérience de plusieurs années dans la France entière , c'est qu’au-delà des croyances, il n’y a ni pas de fatalité : ni régionale, ni sectorielle. Au sein d'une même entreprise, d’une même région, ou d’un même site nous constatons fréquemment des disparités fortes d’absentéisme, d’une équipe à l’autre, d’un manager à l’autre . Nous constatons aussi qu’une action managériale efficace fait chuter l’absentéisme de 30 % ainsi que le stress. Pour nous, le meilleur remède à l’absentéisme n’est pas la sanction, mais l'envie d'être présent . A travers nos formations nous donnons aux managers et aux non-managers des clés pour voir autrement et des outils utilisables au quotidien pour favoriser la présence et l’implication . |
SUD ET NORD" Il n'y a pas de signe plus évident de dérangement mental que de refaire sans cesse la même chose en espérant un résultat différent" disait Albert Enstein….La dernière enquête sur l’absentéisme (Alma CG) nous en apporte une illustration: « Le taux national s’élève à 4% soit 14,5 jours d’absence en moyenne par salarié, en baisse depuis l’année dernière (4,85% - 17,8 jours) » . Les régions du sud affichent le taux le plus haut 7, 39 % et le Nord un des plus bas. L’information est relayée par les médias, d’un air entendu: le contraire eût été étonnant ... Sur les forums chacun commente l’effet du climat, des mentalités, etc… certes. Au-delà, chez EMV2, nous y voyons aussi le pouvoir de la croyance sur le comportement: les salariés des entreprises du sud - et ceux du nord- se conforment inconsciemment et très fidèlement au rôle que leur assigne la société à travers le regard qu’elle porte sur eux. Cette vision est un peu plus impliquante car elle invite tout un chacun à se sentir partie prenante d’un phénomène auquel il se croit , à priori, étranger. Dans nos interventions, c’est cette démarche que nous proposons aux professionnels que nous accompagnons : comprendre et mesurer le lien entre les représentations et les actions, entre des évenements à première vue déconnectés. Les situation et les comportements prennent alors un sens nouveau et des solutions apparaissent. En se plaçant comme partie prenante de son histoire et non plus victime, chacun peut alors passer d’un statut d’acteur enfermé dans un rôle dicté par son système de croyances à celui d’auteur de son histoire . |